Stop aux complexes

La dernière fois que je me suis rendue aux Etats-Unis (il y a déjà presque 2 ans), j’ai commencé à me demander si, nous, petites frenchies, n’étions pas les seules à avoir des complexes. Nous avons passé une semaine à Las Vegas et en une semaine, je crois ne pas avoir vu un seul paréo ni même un seul maillot de bain une pièce ! Même constat en République Dominicaine où nous avons dernièrement passé 10 jours.

Alors que sur les plages françaises, la grande majorité d’entre nous tentent, tant bien que mal, de dissimuler leurs complexes sous des maillots une pièce, des shortys, des culottes taille haute ou encore des tankinis, de l’autre coté de l’Atlantique, les bikinis XXS et les strings sont légion.

De notre côté de l’Atlantique, rares sont celles qui osent parcourir la distance qui sépare leur serviette de l’eau sans paréo, d’autres renoncent carrément à se baigner pour ne pas avoir à dévoiler leurs complexes aux yeux de tous. Si en France de nombreuses marques de prêt-à-porter, comme c’est le cas d’Ulla Popken, conseillent le choix du tankini qui met en valeur les rondeurs, outre Atlantique, moins il y a de tissus, mieux c’est !

Complexes et confiance en soi
Et si on disait au revoir à nos complexes ?

Les complexes : une histoire de confiance en soi ?

Je ne sais pas si elles ont véritablement plus confiance en elles que nous mais en tout cas, elles en ont l’air. Elles ne sont pas parfaites, pas plus que nous, mais elles assument leurs imperfections et elles n’en sont que plus belles !

Que ce soit à las Vegas ou en République Dominicaine, à aucun moment je ne me suis sentie jugée parce que j’ai un peu de ventre, de la cellulite et une culotte de cheval. En France, quelle femme ne s’est jamais sentie dévisagée de la tête aux pieds ?

Le plus triste c’est que, plutôt que d’être bienveillantes entre nous, on se juge entre femmes et tous les prétextes sont bons pour ça, en particulier la jalousie ! On se compare sans arrêt aux autres et pour ne pas trop perdre confiance en nous, on est contraire de trouver, à chaque fois, le truc qui cloche !
Elle a des seins magnifiques ? Ok mais elle a des poteaux à la place des jambes !
Elle est toujours hyper bien apprêtée ? Ok mais elle doit être hyper superficielle !
Elle a un corps de dingue ? Ok mais je n’aimerais pas avoir son nez !

On est constamment dans la critique parce qu’à force de nous comparer aux autres, notre confiance en nous en prend un coup !

Si elles ont (ou au moins si elles semblent avoir) plus confiance en elles que nous là-bas c’est parce qu’elles ne se comparent pas entre elles et leur culture y est pour beaucoup !

Et si c’était notre culture l’origine de nos complexes ?

Notre rapport à la nudité et plus particulièrement à la nudité féminine n’est pas du tout le même en Europe et en Amérique latine. Quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que nous sommes conditionnées pour avoir honte de notre corps de femme. Ce corps que l’on doit cacher par tous les moyens au risque de perdre toute notre légitimité en tant que femme voir même en tant qu’être humain.
Un homme qui sort sa poubelle en slip c’est « normal », une femme qui ferait la même chose en sous-vêtements serait une allumeuse !
Un homme qui montre son cul, c’est drôle, une femme qui ferait la même chose, ce serait un scandale !
Un homme qui conduit torse nu, on se dit que c’est parce qu’il a chaud, une femme qui ferait la même chose en soutien-gorge, se ferait certainement arrêter pour atteinte à la pudeur !

Pourquoi nous n'avons pas confiance en nous ?
Origines potentielles de nos complexes

Notre rapport à la maternité n’est pas le même non plus d’ailleurs.

En République Dominicaine, le jour de la fête des mères, on m’a félicité d’être maman ! Je n’en suis pas revenue ! Ici on félicite une mère lorsqu’elle tombe enceinte et lorsqu’elle accouche mais après ? On devrait pourtant nous féliciter tous les jours tant être une mère est difficile au quotidien !

Au delà des différences qui nous opposent en ce qui concerne nos rapports la nudité et à la féminité, ce qui est très net outre-Atlantique c’est que les femmes sont fières d’être mères. Pendant que l’on tente de dissimuler par tous les moyens toute éventuelle trace de nos grossesses et accouchements sur notre corps, là-bas elles arborent fièrement leurs kilos de grossesse jamais perdus, leurs seins qui tombent et leurs vergetures. Elles sont fières de leur corps de mère et nous devrions toutes l’être !

D’ailleurs, nous devrions toutes être fières de nos corps, aussi imparfaits soient-ils !

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