Un groupe anticapitaliste fait trembler Agen : Sabotage d’engins de chantier et manifestation d’opposition au capitalisme

Il y a quelques jours, Agen, une petite ville du sud-ouest de la France, a été le théâtre d'un acte anticapitaliste plutôt audacieux.

Un sabotage anticapitaliste fait des vagues #

Un groupe se faisant appeler GIEC (Groupe d’Idéalistes Enrayant le Capitalisme) a revendiqué la responsabilité d’avoir saboté plusieurs engins de construction travaillant sur le chantier du pont de Camélat.

Ce groupe, dans un communiqué, a déclaré avoir « enrayé les moteurs de toutes les machines sur le chantier ». Ce geste audacieux, selon eux, est un signe de leur soutien à la lutte contre des projets d’infrastructures majeurs comme l’A69, en sabotant les « jouets dévastateurs » de l’entreprise de construction.

Le GIEC, un groupe anticapitaliste déterminé #

Le GIEC, par cet acte de sabotage, a voulu montrer que même les géants du Bâtiment et des Travaux Publics ne sont pas intouchables. Leur méthode ? Introduire des produits abrasifs dans tous les réservoirs d’huile et de carburant des machines présentes sur le chantier. Ils espéraient ainsi perturber le chantier prévu pour être inauguré en grande pompe en mai prochain.

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Pourtant, malgré ces actions, l’agglomération d’Agen, qui supervise le chantier, a minimisé l’incident, le qualifiant de simple « épiphénomène ». L’entreprise en charge du chantier, NGE, n’a pas non plus été touchée par ces actions.

Des revendications profondes #

Le GIEC a une vision plus large de ces actes de sabotage. Pour eux, le pont de Camélat n’est pas simplement un chantier, mais le symbole d’une tendance plus large à la destruction de l’environnement et au capitalisme débridé. Ils s’opposent à des projets d’infrastructures majeurs comme l’A69 ou la LGV, qui sont en cours de construction dans le Sud-Ouest.

Ils affirment que ces projets causeront « 4800 hectares de terres artificialisées, 14 milliards de dépenses a minima, des dizaines de maisons expropriées puis détruites ». Pour eux, le pont de Camélat est également le prémisse de la route qui desservira la prochaine « Gare d’Agen », construite principalement pour accueillir la LGV.

  • Un groupe anticapitaliste sabote les engins de construction à Agen
  • La lutte contre le capitalisme se manifeste par des actes de sabotage
  • Les géants du BTP ne sont pas intouchables, déclare le GIEC

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