Raphaël Glucksmann demande une investigation parlementaire sur Tiktok : un acte qui pourrait révolutionner la sécurité numérique en Europe

Le député européen Raphaël Glucksmann, connu pour être à l'avant-garde de la lutte contre l'oppression de la minorité musulmane ouïgoure par le gouvernement de Pékin, a récemment fermé son compte sur le populaire réseau social chinois, Tiktok.

Le combat de Glucksmann contre Tiktok #

Il affirme que cette décision est en accord avec ses principes personnels. Bien qu’étant plus actif sur Instagram, il avait amassé une base de fans de 60 000 abonnés sur Tiktok.

En plus de cette action individuelle, Glucksmann, qui mène la liste des socialistes aux élections européennes, souhaite faire de Tiktok un enjeu majeur de sa campagne. Il a appelé à la création d’une commission d’enquête sur Tiktok au Parlement européen, dans le but d’évaluer les risques potentiels que l’application pourrait poser aux citoyens européens.

Tiktok – une menace pour la protection des données? #

Glucksmann critique vivement Tiktok, affirmant qu’il s’agit de l’application qui permet la plus grande fuite de données. Il fait référence à une série d’indices qui ont conduit la Commission et le Parlement à interdire l’utilisation de l’application sur les téléphones professionnels de leurs fonctionnaires. Les soupçons d’espionnage au profit du Parti communiste chinois sont au cœur de ces préoccupations.

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Aux États-Unis, la Chambre des représentants a voté une proposition de loi obligeant ByteDance, la société mère de Tiktok, à vendre l’application à un opérateur non chinois dans un délai de six mois. Dans le cas contraire, Tiktok pourrait être interdit de téléchargement sur l’App Store d’Apple et Google Play. Cette proposition de loi doit encore être ratifiée par le Sénat.

La position de la France face à Tiktok #

En France, le gouvernement a décidé d’interdire l’utilisation de Tiktok par ses fonctionnaires, à l’instar des États-Unis et des institutions européennes. De plus, une commission d’enquête du Sénat s’est inquiétée des liens troubles entre l’application et les autorités chinoises et du non-respect de la loi française par la plateforme. Les élus français ont proposé de « suspendre » le réseau social sur le territoire français pour des raisons de sécurité nationale, sauf si des garanties suffisantes sont fournies.

Tiktok, de son côté, rejette ces allégations de liens avec Pékin et affirme que les données des utilisateurs américains sont désormais stockées aux États-Unis.

Un outil de déstabilisation dans les mains du régime chinois? #

Glucksmann s’inquiète également de l’algorithme de l’application. Selon lui, Tiktok serait utilisé par le régime chinois comme un outil de déstabilisation dans d’autres pays, en propageant des fausses nouvelles, par exemple. Douyin, la version chinoise de l’application, promeut l’autorité et l’ordre civique auprès de la jeunesse en Chine, tandis que Tiktok « générerait le chaos » dans d’autres pays.

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Si la commission d’enquête du Parlement européen voit le jour, elle pourrait recommander l’interdiction de Tiktok. La décision finale de bannir ou non l’application resterait toutefois entre les mains des États membres.

Les principales préoccupations soulevées par Glucksmann sont :

  • La protection des données des utilisateurs
  • Les liens présumés entre Tiktok et le gouvernement chinois
  • Le rôle de Tiktok en tant qu’outil potentiel de déstabilisation

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