Les conseils de discipline à l’école primaire : une nouvelle proposition gouvernementale qui crée la polémique

La proposition de Gabriel Attal et Prisca Thévenot de mettre en place des conseils de discipline à l'école primaire suscite la controverse.

Une proposition controversée #

Les syndicats d’enseignants expriment leur réticence, affirmant que ces conseils ne sont pas appropriés pour les élèves de l’école primaire. Une telle proposition soulève des questions sur la manière dont l’autorité est respectée et gérée dans nos établissements scolaires.

Le Premier Ministre, lors de son discours de politique générale en janvier dernier, a suggéré de renforcer les sanctions à l’école primaire, en envisageant la mise en place de conseils de discipline, comme cela se fait déjà au collège et au lycée. Une idée qui a été reprise par Prisca Thévenot lors de l’émission Télématin de France 2, affirmant que l’école n’est pas à l’abri de la violence et qu’il faut agir dès les premiers signes, dès le primaire.

Une instance de jugement inadaptée #

Un conseil de discipline est une instance qui se réunit pour évaluer la faute d’un élève après un incident et pour prononcer une éventuelle sanction à l’issue d’un vote. Cependant, les syndicats affirment que sa mise en place dans les écoles primaires n’a pas de sens. Pour eux, un tel conseil est une mesure trop sévère et violente pour les élèves de l’école primaire, qui ne comprendraient pas le type de sanction dont ils pourraient faire l’objet.

À lire Le mobilier du jardin : pourquoi est-ce si important ?

Ces syndicats dénoncent également le discours du gouvernement, qu’ils jugent méprisant, et réfutent l’idée que rien n’est fait à l’école pour gérer les conflits. Pour eux, l’école primaire a déjà un ensemble de règles et de sanctions éducatives qui sont fixées collectivement et qui impliquent l’élève auprès des autres.

  • Privation d’un jeu violent pendant un certain temps.
  • Assignation à un autre rôle comme celui de l’arbitre.

Un processus traumatisant #

La porte-parole du gouvernement, Prisca Thévenot, a insisté sur le fait que ces conseils de discipline permettraient de responsabiliser tous les adultes autour de l’enfant. Cependant, Guislaine David, porte-parole du principal syndicat des enseignants du primaire, contredit cette affirmation en déclarant que responsabiliser par la sanction et la punition n’a jamais fonctionné. Elle souligne l’avantage de l’école primaire à pouvoir discuter du comportement des enfants avec les parents lorsqu’ils viennent chercher leurs enfants.

Les syndicats d’enseignants demandent davantage de moyens, notamment humains, pour gérer les conflits entre élèves dans les écoles primaires, avec les dispositifs existants. Ils estiment que des postes supplémentaires de psychologues scolaires et d’enseignants spécialisés sont nécessaires pour faire respecter les règles et gérer les conflits de manière efficace.

Les critiques de Marine est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Partagez votre avis