Le gouvernement français dévoile des mesures novatrices pour améliorer l’accessibilité aux soins de santé : ce que vous devez savoir

Confronté à une crise d'accès aux soins, le gouvernement français a récemment dévoilé une série de mesures visant à améliorer la situation.

Introduction à la nouvelle politique de santé #

À une époque, le système de santé français était considéré comme le meilleur du monde par l’Organisation mondiale de la santé. Cependant, le système est actuellement décrit comme étant à bout de souffle, en particulier en ce qui concerne l’accès aux soins.

Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé ces mesures dans le but de libérer 15 à 20 millions de créneaux médicaux. Parmi ces mesures figurent la « taxe lapin », l’incitation financière pour les gardes de soir et l’accès direct aux spécialistes.

La « taxe lapin » #

Le gouvernement français a proposé une « taxe lapin » de 5 euros pour les rendez-vous non annulés 24 heures à l’avance. Cette mesure vise à lutter contre le phénomène des consultations non honorées, qui représentent près de 25 millions par an. La ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, a déclaré que cela représente du temps perdu, du gaspillage et un manque de respect pour les médecins.

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La mise en œuvre de cette mesure a été critiquée pour sa complexité, en particulier pour les médecins qui devront décider si les raisons du patient sont valides. Malgré les critiques, une loi nécessaire pour mettre en place cette mesure sera rapidement examinée par le Parlement, avec une entrée en vigueur prévue en 2025.

Les gardes de soir #

Face à une couverture insuffisante des gardes de soir et de week-end dans les cabinets de ville, le gouvernement a proposé une aide financière pour les médecins acceptant des tours de garde hors de leur zone habituelle. Cette mesure vise à garantir qu’un médecin de garde soit toujours à moins de 30 minutes de chaque foyer.

Le ministre délégué en charge de la Santé, Frédéric Valletoux, a précisé que si les discussions échouent, une obligation de garde sera imposée là où elle est nécessaire. Il a également rappelé que 40% des généralistes effectuent déjà des gardes la nuit ou le week-end.

Accès direct aux spécialistes #

Un accès direct aux spécialistes est également envisagé. Actuellement, sauf exceptions, les patients doivent d’abord consulter leur médecin généraliste avant de pouvoir consulter un spécialiste. Une expérimentation sera lancée en juin dans 13 départements pour permettre aux patients de contourner cette étape.

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Cependant, cette mesure a été critiquée par les professionnels de la santé. Agnès Giannotti, présidente du premier syndicat de généralistes MG France, a déclaré que cela ne résoudrait rien, car il manque des spécialistes dans tous les secteurs.

Les pharmaciens autorisés à prescrire dans certains cas précis #

À partir de juin, les pharmaciens pourront délivrer des antibiotiques pour les angines et les cystites sans ordonnance. Cette mesure devrait permettre d’économiser près de 9 millions de consultations chaque année. En ce qui concerne la vue, les opticiens pourront adapter des verres sans que le patient ait besoin de repasser par l’ophtalmologue.

Avec ces mesures, le gouvernement espère améliorer l’accès aux soins dans un avenir proche. Cependant, le véritable enjeu se situe dans les facultés de médecine avec l’accélération du « numerus appertus », pour faire face à la pénurie générale de médecins.

  • Le nombre de places en deuxième année passera de 10 800 en 2023 à 12 000 en 2025, puis 16 000 en 2027.
  • Les effets de cette augmentation ne seront visibles qu’à l’horizon 2035.

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