Des mesures choc pour remédier à la crise de soins en ville : découvrez les annonces surprenantes de Gabriel Attal

À première vue, Gabriel Attal semble comprendre l'importance de la formation médicale pour résoudre la crise des soins en ville.

Un bond inattendu dans la formation médicale #

Il a annoncé une augmentation significative du nombre de places en deuxième année de médecine, de 10 800 en 2023 à 16 000 en 2027. De plus, 2 700 médecins étrangers formés hors de l’Union européenne vont exercer à l’hôpital dès ce printemps.

Néanmoins, malgré cette initiative bienvenue, certaines voix expriment leur préoccupation. Selon Agnès Giannotti, présidente du premier syndicat de généralistes, MG France, cette mesure n’aborde pas le problème de l’attractivité du métier de médecin généraliste. De plus, il est nécessaire d’augmenter les capacités des universités en leur fournissant des ressources supplémentaires.

Des changements innovants pour libérer du temps médical #

Conscient que les effets de cette augmentation du nombre de places en médecine ne seront visibles qu’en 2035, Gabriel Attal propose des mesures pour « libérer du temps médical » plus tôt. D’ici juin, les pharmaciens pourront prescrire directement les antibiotiques pour les angines et les cystites, et les opticiens pourront adapter la correction des lunettes. Il a également évoqué l’expérimentation de rendez-vous chez les médecins spécialistes sans passer par un généraliste dans 13 départements et l’embauche de 10 000 assistants médicaux d’ici la fin de l’année.

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Cependant, cette proposition a suscité la controverse. Agnès Giannotti avertit que permettre aux patients d’aller directement chez le spécialiste pourrait entraîner une surcharge des rendez-vous. Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), partage cette inquiétude et souligne que les médecins généralistes jouent un rôle crucial dans le tri préliminaire des patients.

La « taxe lapin » et son impact potentiel #

Une autre mesure frappante est la mise en place de la « taxe lapin ». Les patients qui annulent leur rendez-vous moins de vingt-quatre heures à l’avance devront payer une amende de 5 €, qui ira directement au médecin. Cette amende pourra être retenue par les plateformes de prise de rendez-vous ou les soignants eux-mêmes. Cette mesure nécessite une loi, qui sera rapidement examinée par le Parlement, et devrait entrer en vigueur en 2025.

Alors que certains peuvent considérer cette mesure comme une incitation à respecter les rendez-vous, d’autres pourraient la considérer comme une pénalité injuste. Il reste à voir comment cette « taxe lapin » sera reçue par les patients et les médecins.

  • Augmentation du nombre de places en deuxième année de médecine.
  • Arrivée de 2 700 médecins étrangers formés hors de l’Union européenne ce printemps.
  • Prescription directe d’antibiotiques par les pharmaciens pour certaines affections.
  • Embauche de 10 000 assistants médicaux d’ici la fin de l’année.
  • Mise en place de la « taxe lapin » pour les annulations de dernière minute.

Il est clair que ces mesures sont conçues pour faire face à la crise des soins en ville. Mais seront-elles suffisantes pour répondre au souci majeur des Français : la capacité de trouver un rendez-vous médical dans des délais acceptables ? Seul l’avenir nous le dira.

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